Photo d'illustration du spectacle Ze Show

Le Show

Historique

Guillaume, Gwenael et Etienne se fréquentent depuis plusieurs années et partagent tous les trois l'amour de la scène et des percussions. Durant l'été 2004, ils décident de réaliser un rêve commun : créer un spectacle basé sur le rythme : recours exclusif à des objets de la vie courante (seaux, caisses en bois, ...) afin de laisser aux rythmes la possibilité de s'exprimer par eux-mêmes. Fortement intéressés par le concept du spectacle, les organisateurs du Festival des Jeunes Artistes (août 2005) donnent au trio la possibilité de s'essayer sur scène. Ainsi, lors de la clôture du festival, c'est dans une salle comble que les trois amis mesurent l'ampleur de l'intérêt du public. Suite à cette représentation, ils décident de retravailler certaines scènes afin d'améliorer leur spectacle et pouvoir le présenter aux programmateurs de diverses salles, belges et internationales. TRIPOX voit le jour !

Le nom

Il y a tout d'abord le trio créateur du spectacle, symbolisé par le « TRI ». Ensuite il y a les nombreux sons, les poc's, qui se lisent « POX ». Enfin, la contraction de ces deux mots provoque l'apparition d'un troisième, le « TRIP ». Ce dernier symbolise parfaitement le voyage rythmique, à la fois attirant et inquiétant, que le trio nous propose de partager avec lui. En résumé : trois artistes fous nous emmènent en voyage initiatique au pays des sons, des bruits, des rythmes...

Langage rythmique

Dans la lignée de STOMP, TRIPOX revisite de manière originale des scènes de la vie courante : l'attente d'un bus, des ouvriers au travail... l'humain dans la ville. C'est un voyage entre le réel et l'imaginaire qui développe et décompose les tics et tocs urbains ; un mélange de musiques du monde (Afrique, Andalousie, Amérique Latine,...) et de nombreux bruits de la ville. Le spectacle présente peu de caractéristiques narratives classiques. De la volonté même de ses créateurs interprètes, TRIPOX se présente plutôt comme une suite de tableaux (10 au total) où trois personnages aux caractères bien trempés se croisent et s'affrontent dans différents lieux typiquement citadins. Les conflits survenant lors des rencontres entre les différents personnages permettent de susciter des émotions, des sentiments, et de les amplifier par le biais du rythme, du théâtre et de la chorégraphie.

Le système "PANHIC"

Le steel pan, ou steel drum, c'est un grand bidon métallique au fond martelé en forme de carapace de tortue qui se frappe avec des baguettes. Une percussion, ou plutôt une famille de percussions inventée au siècle passé par les Trinidadiens. Le hoquet, lui, est une technique musicale qui permet de répartir les notes d'une mélodie entre divers instruments. Combiner les pans et le hoquet (le hic) était une idée de Michel Kazungu. Ce dernier a fabriqué ses propres pans, soit quinze notes réparties sur trois fûts. Evidemment, ce qui rend son système délicat, c'est qu'il faut contrôler la « panique » ; le sentiment qui s'empare des deux autres musiciens quand le troisième oublie de jouer sa note au bon moment. Il lui a semblé à ce propos que « (...) TRIPOX avait développé contre cette pathologie une forme d'immunité ». Il a donc confié son matériel et sa technique au trio afin que les joyeux compères intègrent le système « Panhic » à leur spectacle.